Le "Yen" : pour une rencontre avec la vraie cuisine vietnamienne

            Au risque de répéter des mots déjà entendus, préçisons une fois pour toutes que, dans ce cas-ci, « Yen » est un mot vietnamien qui signifie « l’hirondelle » et non l’unité de monnaie nipponne.


            Pour en venir au cœur du sujet, nous avons fait un excellent repas dans ce restaurant vietnamien situé au 49, rue Lesbroussart à Ixelles, à deux pas de la Place Flagey. Ce restaurant est l’œuvre partagée de Mme Hong en cuisine, formée par les meilleurs cuisiniers de Saïgon, et de son mari, M. Hanh, ancien polytechnicien issu de l’Université de Mons et passé par plusieurs bonnes maisons avant de rencontrer son épouse. Croyez-nous : le résultat de leur rencontre est gastronomiquement une réussite.


            L’aspect des lieux peut étonner voire déplaire. Personnellement, nous apprécions un endroit dédié à la cuisine vietnamienne et qui ne sombre pas dans les clichés « asiatisants ». Ici, les murs laissent s’exprimer les matériaux bruts mêlant acier et béton dans des tons unis et sobres. Les amateurs éclairés y trouveront leur compte , comme nous avons pu le constater autour de nous, ce soir-là.


            Pour découvrir une cuisine, le mieux n’est-il pas de se laisser conseiller puis mener par le patron ? C’est en tout cas ce que nous avons fait avec bonheur. Après l’apéritif maison (toujours risqué, celui-ci était trop marqué par le Martini), nous optons pour un clairet que nous connaissons, produit par le belge Stéphane Defrenne en Bordelais : il se mariera à merveille avec les plats que nous dégusterons, jouant comme eux sur le mariage aigre-doux.


L’entrée comprend un assortiment très agréable (et copieux) de mise-en-bouche , auquel suivra une véritable révélation créée de deux plats, tous deux cuits à « la flamme sacrée » : bœuf à la citronelle pour l’un et canard aux petits légumes pour l’autre, les deux accompagnés (évidemment) de riz asiatique. En fait, les deux plats sont cuits à table devant vous, entourés de flammes produites par un bain d’alcool enflammé. Le résultat est réussi et excellent.


            Pour conclure, nous choisirons des beignets de bananes, délicieux et clôturant harmonieusement un excellent repas.


Bernard GEERAERD


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Légendes :


- M. Hanh et Mme Hong.


- Rien n’est simple en cuisine.


- Un exemple de plats raffinés.



Rédigé par B.G.
Posté le 2009-01-30 16:08:01 / ref_article : 202

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