La Ferme du Bois d'Arpes à Nivelles

Ce soir-là, nous avons mangé en province tout en nous éloignant à peine de la capitale : en empruntant l'autoroute de Mons proche de notre domicile, Nivelles est vraiment à côté, tout comme la ferme du Bois d'Arpes qui se trouve à la sortie de l'autoroute de Nivelles-Sud. Et cette adresse mérite d'être découverte sans tarder…
La renaissance de la ferme devenue restaurant et lieu de banquets commence il y a 18 ans quand Benoît Bertrand, fraîchement sorti de l'école hôtelière, acquiert cette ancienne ferme. Les travaux à y effectuer sont nombreux et s'étaleront selon les moyens du nouveau propriétaire. D'autres agrandissements sont d'ores et déjà prévus.
Aujourd'hui, l'ensemble propose un restaurant que nous avons testé, et un ensemble de salles pour banquets.
Benoît Bertrand considère son restaurant comme une vitrine des autres activités du site. Belle vitrine, en vérité. Sur une carte généreuse sans être trop chargée, nous avons sélectionné deux petits menus nous permettant de nous faire une opinion sur les qualités du chef. Ma convive avait pris en entrée un Marbré de cuissot de marcassin confit et pépites de foie gras fumé en gelée de Jurançon, mesclun à l'huile de noisettes.
L'intitulé de l'entrée que j'ai prise est aussi explicatif : Méli-mélo de noix de Saint-Jacques et queues de langoustines à la Fleur de sel, légumes d'orient poëlés au « Wok », coulis de curry rouge au lait de coco. Même si elle peut paraître pompeuse, la description de ces plats permet de se rendre compte des efforts de finition réalisés par le chef, Salvatore Di Vanni, qui n'hésite pas à mêler les influences méditerranéennes avec d'autres inspirations asiatiques.
En plat principal, ma compagne a choisi des rosettes de filets de lotte rôtie accompagnées de chicons braisés. Quant à moi, j'ai jeté mon dévolu sur des aiguillettes de filets de biche. Dans les deux cas, les cuissons nous ont semblé parfaites. Comme le vin de Loire rouge, quoiqu'un peu trop frais au départ, que nous avons choisi pour accompagner le repas. Bien que peu originale, une dame blanche conclut le repas de belle façon, accompagnée par un petit verre de muscat de Rivesaltes.
Bref, une excellente soirée d'entre-saison dans un cadre soigné, et un service attentif du maître d'hôtel Stéphane Constantin sans excès de zèle.
Et pour être complet, ce type de repas vous en coûtera pour deux personnes environ 100 euros, vin compris.
B.G.
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légende : Le maitre d'hôtel Stéphane Constantin et le patron Benoît Bertrand.









Rédigé par B.G.
Posté le 2006-10-10 15:27:17 / ref_article : 42

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