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Bernard Sirot, invité du mois

Il est vraisemblablement le Belge le plus connu dans le vignoble français. Depuis plus de 20 ans, Bernard Sirot sillonne toutes les routes de France pour la revue Vino Magazine et la société Vinopres originaire de Nivelles et installée aujourd'hui à Bruxelles. On peut dire que Bernard Sirot est l'un des Belges qui observe le plus la production vinicole de l'hexagone et nous en rapporte son témoignage, tant par ses écrits que par les jurys qu'il organise à Bruxelles sur l'une ou l'autre région viticole de France. A la veile de Vinexpo, nous lui avons demandé d'être notre invité du mois et d'effectuer pour nous un bref survol du vignoble.

De votre dégustation récente des primeurs à Bordeaux, quelles sont vos premières impressions générales sur le millésime et les tendances qui vont en sortir ?
« J'avais des craintes sur la période estivale qui n'avait pas été des plus ensoleiilées et ensuite par une période de vendanges entâchée par quelques pluies peu propices à une excellente maturité. Certains vignerons s'étaient précipités à leur chantier de vendange à l'écoute de perspectives climatiques peu clémentes. D'où l'attente d'un millésime hétérogène.
La dégustation des primeurs 2006 est finalement plus qualitative que prévu, la palme allant finalement aux bons vignerons qui avaient limité leur production en vendangeant en vert et qui ont su choisir judicieusement leur date de vendange. Je préciserai aussi que les grands terroirs font aussi partie des gagnants. Les blancs secs sont fruités, aromatiques et présentent une belle acidité. Parmi les rouges, c'est indiscutablement les vins à base de merlot qui sortent du lot. Quant aux liquoreux, il y a de grandes réussites mais aussi quelques déceptions dues à une période pluvieuse délicate, les rendements étant très à la baisse. »

Y a-t-il, cette année, des différences notoires de qualité entre les rives gauche et droite parmi les vins de Bordeaux ?
« Incontestablement. Comme déjà précisé avant, le merlot est le grand gagnant. De manière générale, le libournais est à la fête et en particulier Pomerol, Fronsac et Canon-Fronsac. Mais j'ai aussi dégusté d'excellentes choses dans les côtes et surtout en Bordeaux supérieurs. Pour le Médoc, c'est plus difficile car le cabernet sauvignon a souffert d'un mois de septembre plus pénible mais je suis resté « esbaubi » devant la qualité des Saint-Estèphe » et de certains vins médocains où le merlot occupe une place non négligeable. Quant aux vins rouges de Graves, un peu d'attente car j'y ai trouvé beaucoup de vins secs qui pourront, je l'espère, s'arranger après une période d'élevage judicieuse. »
De façon plus générale, pour vous qui parcourez tout le vignoble français, comment se porte le vin français (qualité propre, puis par rapport aux vins du « nouveau monde » ) ?
« C'est une question difficile à traiter en quelques lignes. Tous les vignobles européens et mondiaux sont aujourd'hui en difficulté, certains plus que d'autres, bien entendu. Le problème ne se limite pas aux vins français, espagnols ou chiliens. C'est davantage une question de qualité avant tout et, bien entendu, de marché. La France vinicole est aujourd'hui en mutation obligatoire. Elle est finie l'époque où le consommateur achetait une bouteille les yeux fermés. En Belgique où
la connaissance du milieu viticole est conséquente et unique…mais la France est un grand pays producteur et Bordeaux l'incontestable leader. Raison de plus pour s'adapter dans l'hexagone aux exigences des marchés et aider ceux qui le souhaitent à se développer. Mais il est évident qu'il y aura une épuration et,notamment pou ceux qui ne commercialisent pas eux-mêmes leur production, on va connaître de grandes difficultés rapidement. Je ne suis donc pas pessimiste pour les vins français mais, par contre, je crains le pire pour les producteurs qui n'ont pas évolué et qui peuvent aller de l'avant ».
- Que les visiteurs étrangers viennent-ils chercher, selon vous, à Vinexpo ?
« Une ambiance, du relationnel et des découvertes. Vinexpo, malgré les critiques entendues, reste la grande vitrine mondiale de la filière et il vaut mieux y être, se faire voir plutôt que de passer inaperçu. »


Rédigé par Bernard GEERAERD
Posté le 2007-05-08 08:04:01 / ref_article : 93

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